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Bonhommes allumettes : couper les liens d’attachement

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✂ Détachement émotionnel · Méthode J. Martel

Couper les liens toxiques avec les bonhommes allumettes

Un rituel simple pour se libérer d'un attachement qui pèse. La méthode de Jacques Martel pas à pas, ses principes et ses limites.

Par Misaella · Lecture : 9 min · 2026

La méthode des bonhommes allumettes, créée par le thérapeute québécois Jacques Martel, est un rituel symbolique pour se libérer d’un attachement qui pèse. On se dessine face à une personne ou une situation, reliés par des liens, puis on coupe la feuille. Le principe clé : on ne coupe pas la relation ni la personne, mais l’attachement excessif. C’est un soutien émotionnel, qui accompagne une prise de distance sans remplacer le dialogue.

Feuille avec deux bonhommes allumettes dessinés, crayon et ciseaux posés à côté
Un dessin d’enfant, des ciseaux, une intention : le rituel tient en quelques minutes.

D’où vient la méthode des bonhommes allumettes

La technique a été imaginée en 1993 par Jacques Martel, thérapeute et auteur québécois connu pour son travail sur le lien entre les émotions et le corps. Elle repose sur une idée simple, empruntée à la psychologie : le subconscient enregistre fortement ce que l’on écrit et ce que l’on dessine. En matérialisant un attachement sur le papier puis en le coupant, on signifie à son inconscient qu’on se libère de ce lien.

Le principe de fond mérite d’être bien compris, car il fait toute la valeur de la méthode. Pour Jacques Martel, l’attachement n’est pas l’amour. Aimer, c’est éprouver un sentiment pour quelqu’un tout en le laissant libre. L’attachement, lui, naît de nos blessures, de nos peurs, de nos désirs de contrôle : c’est ce qui nous lie de façon pesante, ce qui nous épuise, ce qui nous empêche d’avancer. Le rituel vise à couper cet attachement-là, pour laisser plus de place à des relations saines.

C’est pourquoi on peut tout à fait faire un bonhomme allumette avec une personne qu’on aime profondément : il ne s’agit pas de rompre le lien d’amour, mais de se défaire de la dépendance, de la rancœur ou de l’angoisse qui parasitent la relation. Le dessin est volontairement enfantin, en bâtons, justement pour parler au subconscient plutôt qu’au mental.

Avant de commencer : trois principes essentiels

La méthode est simple, mais elle obéit à quelques règles qui en font une pratique saine et respectueuse, et qu’il faut connaître avant de se lancer.

  • Toujours partir de soi. On se dessine toujours soi-même en premier. Le rituel se fait entre soi et une autre personne, ou entre soi et une situation. Jamais autrement.
  • Ne jamais le faire entre deux tiers. On ne réalise pas l’exercice pour deux autres personnes, même avec de bonnes intentions. Ce serait chercher à contrôler leur relation, l’exact contraire du but recherché.
  • Rester dans la bienveillance. On entoure chaque figure d’un cercle de lumière qui symbolise qu’on souhaite le meilleur, à soi comme à l’autre. Le rituel n’est jamais un acte d’hostilité.

Une nuance qui change tout : couper les liens d’attachement, ce n’est pas se venger ni « se débarrasser » de quelqu’un. C’est se libérer d’un poids intérieur pour retrouver sa liberté. On peut aimer quelqu’un et vouloir se défaire de l’angoisse qu’il nous inspire ; on peut garder une relation tout en lâchant la dépendance. La démarche est tournée vers votre apaisement, pas contre l’autre.

Le rituel des bonhommes allumettes, pas à pas

Munissez-vous d’une feuille blanche, d’un crayon et d’une paire de ciseaux. Installez-vous au calme, dans un moment où vous ne serez pas dérangé. Voici les sept étapes de la méthode.

1

Dessinez-vous à gauche

Un bonhomme en bâtons : tête, yeux, nez, sourire, corps, bras, jambes. Inscrivez votre prénom et votre nom en dessous. On commence toujours par soi.

2

Dessinez l’autre à droite

La personne concernée, avec son prénom et son nom. Pour une situation, dessinez un rectangle avec une phrase qui la résume (« ma relation au travail », par exemple).

3

Entourez chacun d’un cercle de lumière

Un cercle (ou un soleil) autour de chaque figure. Il symbolise votre bienveillance : vous voulez le meilleur pour vous comme pour l’autre.

4

Tracez un grand cercle englobant

Un cercle qui entoure les deux personnages, pour signifier que vous souhaitez le meilleur pour l’ensemble, dans l’harmonie.

5

Reliez les deux figures

Tracez des traits reliant les deux bonhommes : ce sont les liens d’attachement. Certaines versions les relient au niveau des chakras, avec ou sans couleurs.

6

Centrez-vous et posez l’intention

Quelques respirations pour vous ancrer. Sans demande précise, souhaitez simplement ce qu’il y a de mieux pour vous, en laissant faire votre inconscient.

7

Coupez les liens

Avec les ciseaux, coupez la feuille en deux entre les figures, en disant à voix haute ou en pensée : « les liens d’attachement sont libérés ». Puis détruisez le papier : déchirez-le ou brûlez-le, sans le garder.

C’est tout. L’exercice prend quelques minutes. Beaucoup décrivent un soulagement immédiat, une sensation de légèreté ou de liberté. D’autres ressentent les effets plus progressivement, sur les jours qui suivent. Vous pouvez refaire le rituel autant de fois que nécessaire, avec la même personne ou avec d’autres.

Un lien qui pèse et que vous n’arrivez pas à dénouer ?

Un praticien peut vous aider à comprendre ce qui vous attache et à vous en libérer en douceur.

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Pour quelles situations l’utiliser

La méthode s’applique à de nombreux cas, dès lors que vous êtes directement concerné. On peut la pratiquer pour apaiser une relation difficile (un proche envahissant, un ex dont on n’arrive pas à se détacher, une amitié devenue pesante), pour faire le deuil d’un être cher quand le chagrin enferme, ou pour se libérer d’une rancœur, d’un sentiment d’abandon, d’une colère qui colle à la peau.

Elle fonctionne aussi sur les situations, pas seulement les personnes : un travail qui ne se débloque pas, une vente qui traîne, une période de vie dont on n’arrive pas à tourner la page. Enfin, on peut l’utiliser sur soi-même, entre deux facettes de sa personnalité : pour se détacher d’une habitude, d’un manque de confiance, d’un schéma qui se répète. Dans tous les cas, le moteur reste le même : alléger ce qui pèse pour retrouver de la liberté intérieure.

Ce que ce rituel ne fait pas : les bonhommes allumettes apaisent votre rapport intérieur à une relation, mais ils ne règlent pas un problème relationnel à votre place. Si vous vivez une relation réellement toxique, du harcèlement, de l’emprise ou des violences, aucun dessin ne remplace une vraie mise à distance et un accompagnement adapté. Dans ces situations, parlez-en à un proche de confiance, à un thérapeute, ou aux structures d’aide compétentes. Le rituel peut soutenir votre cheminement, il ne le remplace jamais.

Pourquoi ça « marche », sans magie

Faut-il croire aux liens énergétiques pour que la méthode fonctionne ? Non, et c’est ce qui en fait sa force. L’efficacité ressentie repose sur des mécanismes psychologiques bien réels, que l’on retrouve dans l’hypnose, la sophrologie ou la visualisation.

Le cerveau ne fait pas une distinction nette entre une expérience vécue et une expérience fortement imaginée ou symbolisée. En posant un geste concret, écrire, dessiner, couper, on donne au subconscient un signal clair : « je me détache ». Ce geste rituel aide à acter une décision intérieure qu’on n’arrivait pas à prendre mentalement. C’est aussi un puissant outil de clarification : le simple fait de nommer la relation et de poser l’intention oblige à mettre des mots sur ce qui pèse, première étape pour s’en libérer.

Que vous l’abordiez comme un rituel énergétique ou comme un exercice psychologique de lâcher-prise, le résultat est le même : un sentiment de détachement et d’apaisement. C’est un outil de plus dans la boîte à outils du mieux-être, accessible, gratuit et sans risque.

Pourquoi ça ne « marche » parfois pas

Il arrive qu’on refasse le rituel plusieurs fois sans rien ressentir, ou que la situation ne bouge pas. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, et les comprendre permet souvent de débloquer la pratique.

La première, et la plus fréquente : on cherche en réalité à contrôler l’autre plutôt qu’à se libérer. Si votre intention secrète est « qu’il revienne » ou « qu’elle change », vous renforcez le lien d’attachement au lieu de le couper. Le rituel ne fonctionne que tourné vers votre propre libération, pas vers un résultat précis chez l’autre. La deuxième : un attachement profond ne se dissout pas toujours en une fois. Pour les liens anciens ou intenses, il est normal de devoir répéter l’exercice plusieurs fois, à quelques jours d’intervalle.

Enfin, certains attachements sont le symptôme de quelque chose de plus profond, une blessure ancienne, un schéma répétitif, qui demande un vrai travail sur soi. Dans ce cas, le rituel est un point de départ utile, mais il gagne à être accompagné d’une démarche plus large, seul ou avec l’aide d’un professionnel. Ne pas « réussir » du premier coup n’est pas un échec : c’est souvent l’indice qu’il y a matière à explorer.

Variantes et applications

Au-delà de la version classique entre soi et une personne, la méthode se décline de plusieurs façons. On peut l’appliquer à une situation qui bloque (un projet qui n’avance pas, une vente qui traîne) en remplaçant le second bonhomme par un rectangle décrivant la situation. On peut aussi travailler sur soi-même, en représentant deux facettes de sa personnalité : le « moi » actuel et le « moi » souhaité, pour se détacher d’une habitude, d’un manque de confiance ou d’un schéma qui se répète.

Cette souplesse fait la richesse de l’outil. Que ce soit pour apaiser une relation, débloquer une situation ou transformer un aspect de soi, le principe reste identique : matérialiser ce qui pèse, poser une intention bienveillante, puis couper symboliquement pour s’autoriser à avancer. C’est cette simplicité qui explique le succès durable de la méthode depuis sa création.

Renforcer le rituel

Quelques éléments peuvent accompagner et soutenir votre pratique, si vous le souhaitez. Beaucoup choisissent de pratiquer en phase de lune décroissante, entre la pleine lune et la nouvelle lune : cette période est traditionnellement associée au lâcher-prise et au fait de « se défaire » de ce qu’on ne veut plus, ce qui en fait un moment cohérent pour ce type de rituel. Nos articles sur les cycles lunaires détaillent ces correspondances.

Pour prolonger le travail de détachement au quotidien, surtout si vous absorbez facilement les émotions des autres, le bouclier mental propose des visualisations complémentaires pour ne plus vous laisser envahir. Les deux approches se renforcent : l’une coupe ce qui pèse déjà, l’autre prévient l’accumulation de nouveaux liens trop lourds.

Et si vous vous libériez de ce qui vous retient ?

Un voyant peut vous éclairer sur les liens qui vous pèsent et vous accompagner pour avancer plus léger. Consultation par téléphone, à toute heure.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce que la méthode des bonhommes allumettes ?
C’est un rituel symbolique créé par Jacques Martel en 1993. On dessine deux personnages en bâtons, soi et une personne ou une situation, reliés par des liens, puis on coupe la feuille pour symboliser la rupture de l’attachement. Le but n’est pas de couper la relation mais l’attachement excessif qui pèse.

Comment faire les bonhommes allumettes ?
On se dessine à gauche avec son nom, puis la personne ou la situation à droite. On entoure chacun d’un cercle de lumière, puis un grand cercle englobant les deux. On relie les figures, on pose son intention, puis on coupe la feuille entre les deux. On détruit ensuite le papier.

Peut-on le faire pour deux autres personnes ?
Non, c’est une règle essentielle. On ne réalise l’exercice qu’entre soi et une personne ou une situation qui nous concerne directement. Le faire entre deux tiers reviendrait à vouloir contrôler leur relation, à l’encontre du principe de l’exercice.

Est-ce que ça fonctionne vraiment ?
Le rituel agit surtout sur le plan psychologique : écrire et couper aide le subconscient à acter une prise de distance. Beaucoup décrivent un soulagement. Ce n’est pas magique et cela ne remplace ni le dialogue ni un accompagnement quand la relation est réellement problématique.

À lire aussi :
Le bouclier mental : ne plus éponger les émotions des autres
Les cycles de la lune et leurs rituels
Notre guide de la spiritualité

Source : Jacques Martel, « La Technique des petits Bonshommes Allumettes » (Éditions ATMA)